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| Billy Elliot |
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Billy
Elliot, 11 ans, vit dans le Nord de l'Angleterre, avec son
veuf de père, son andouille de grand frère Tony
et sa grand-mère qui perd la boule. Nous sommes au
début des années 80, et les mineurs affrontent
la police de Margaret Thatcher quotidiennement. Le père
et le frère de Billy ont du mal à joindre les
deux bouts alors que la grève des mineurs fait rage,
mais parviennent toutefois à payer les 50 pences de
la leçon hedbomadaire de boxe de Billy. Mais voilà...
Billy est nul en boxe et découvre bientôt une
fascination pour le monde étrange et nouveau du cours
de danse de Mme Wilkinson. Sans en souffler mot à quiconque,
il décide de donner les 50 pences à son nouveau
professeur qui voit en Billy un potentiel immense, et abandonne
ses gants de boxe pour des chaussons de danse.
Bien sûr, la toile de fond de l'histoire et son contexte
socio-politique ne sont pas sans rappeler d'autres films britanniques
récents tels que Les Virtuoses et le Full Monty. Mais
le film n'insiste heureusement pas pas trop sur ce côté.
It doesn't overplay this side however, and it's a good thing.
Although the dramatic social crisis is omnipresent in the
story, it is subtlety woven into the plot and make Billy's
story even more enticing. The film cleverly avoids the clichés,
painting portraits of simple but honest and good people, that
do not beat up their children even when they find them dancing
at night in an empty gym with friend Michael dressed in a
bloody tutu, and are even ready to make the ultimate sacrifice
to see their little boy's dream come true.
Supported by a wonderful and solid cast (Julie Walters and
Gary Lewis), Jamie Bell as Billy simply shines and switches
in the blink of an eye from the quiet and sometimes grumpy
boy, the loving son and grandson, to the passionate dancer
or the disarmingly honest and cheeky pupil. And his dancing
ain't bad either. Billy basically wants to be left alone.
He doesn't want to be a boxer, or a miner, and although he
likes ballet, he's not gay either, contrary to his best bud
Michael (wonderfully played by young Stuart Wells). Billy
just wants to dance, really, and wouldn't mind going to the
Royal Ballet Academy although his thick Northern accent and
his lack of refinement do not make him the ideal candidate.
Very well written, with very funny but also very touching
scenes, Billy Elliot is a must-see, and I wouldn't be surprised
if the movie got an Oscar nomination comes the new year. A
very nice treat.
The official site
is quite nice for a British film - but then again, it is distributed
by Universal...
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| Dancer in the Dark |
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Le
réalisateur danois Lars von Trier frappe encore :
après le magnifique Breaking the Waves et le controversé
Les Idiots, il nous livre un autre film bourré d'originalité.
Palme d'Or à Cannes cette année, Dancer in the
Dark raconte l'histoire de Selma (Björk), une immigrante
tchèque dans les années 60 aux Etats-Unis qui
trime jour et nuit pour payer l'opération qui sauvera
la vue de son fils. Car, comme elle, il est atteint d'une
maladie qui le rendra aveugle à l'âge adulte.
Selma, quant à elle, est sur le point de perdre complètement
la vue, mais rien ne la distrairera de son but, pour lequel
est elle prête à faire l'ultime sacrifice...
Dans le monde gris et triste du travail en usine, Selma s'échappe
grâce à son imagination débordante et
son amour infini des comédies musicales ; chque son,
chaque grincement de machine se transforme alors en numéro
de cabaret où les ouvriers se mettent danser et à
chanter avec elle, devenue soudain la star bien voyante du
spectacle. Son monde bascule toutefois dans la tragédie
lorsque son confiance mal placée dans un autre être
humain désespéré la précipite
dans un piège dont elle ne pourra et ne voudra pas
s'échapper.
Dancer in the Dark n'est pas une comédie musicale
comme les autres. Le style original de Trier associé
au talent musical unique de Björk sont ici combinés
en un film tantôt déprimant, tantôt enlevé,
mais toujours surprenant, et plus proche des uvres les
plus sombres de Jacques Demi que de Chantons sous la pluie
ou même du clip "So quiet" de Björk elle-même.
Le film ne plaira pas à tout le monde, et la dernière
partie est carrément dure à regarder, mais l'originalité
de l'uvre en vaut la peine... sans parler des performances
de Björk (prix d'interprétation féminine
à Cannes) bien sûr, mais aussi de superbes acteurs
secondaires, parmi lesquels Catherine Deneuve (qui retourne
à la comédie musicale des années après
Les Parapluies de Cherbourg, autre Palme d'Or), Jean-Marc
Barr (abonné des films de Trier), et l'excellent David
Morse.
Ne vous attendez pas à voir La Mélodie du Bonheur
(encore que...) mais laissez-vous tenter.
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| X-Men |
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Dans un futur proche, la guerre est sur le point d'éclater
entre les mutants et le reste de l'humanité. On nous
explique bientôt que les mutants, sont parmi nous, et
que cela n'est pas nouveau d'ailleurs, et qu'ils sont le produit
d'un bond dans l'évolution de l'espèce que personne
n'avait vraiment prévu. Leur présence en dérange
plus d'un, dont le sénateur Robert Kelly, politicien
conservateur qui aimerait beaucoup coller une étoile
jaune à tous les mutants, de peur que leurs pouvoirs
ne viennent à menacer le reste de la population.
Dès
le début du film, nous réalisons très
vite que les mutants, en effet, sont bien parmi nous, et nous
sommes invités à assister à la bataille
que vont se livrer les Bons (sous la tutèle du professeur
Charles Xavier) et les Méchants (c-à-d Magnéto,
pas content du tout, et sa bande). Du côté des
gentils, le film se concentre surtout sur Serval, dont le
passé sombre et obscur ne manqera pas de nous faire
une très bonne suite, la jeune Rogue, Jean Gray, Cyclope,
Tornade et bien sûr, le professeur Xavier et son école
pour jeunes mutants.
L'un des meilleurs atouts du film est d'avoir trouvé
les acteurs idéaux pour incarner les super-héros/vilains
de la célèbre bande dessinée. Patrick
Stewart, en particulier, semble avoir été né
pour jouer le professeur X (à moins que ce ne soit
Stan Lee qui ait pensé à Stewart en dessinant
Xavier), ainsi que l'australien Hugh Jackman qui campe un
Serval vraiment impressionant - sans le costume jaune, mais
avec des griffes toujours aussi acérées...
Je ne sais pas si le film plaira vraiment aux fans purs et
durs de la BD, mais si vous venez de découvrir l'univers
des X-Men ou si comme moi, vous êtes amateur sans être
complètement accro (je lisais les Strange de mon grand
frère quand j'étais petite et je ne comprenais
pas tout...), vous devriez bien vous amuser. Après
un début un peu lent, le film prend un rythme rapide
et soutenu, il est visuellement impressionant, avec de bons
acteurs et des effets spéciaux très sympas,
et avec assez de questions laissées sans réponse
pour faire une ou deux suites. Que demander de plus ?
Ne manquez pas non plus le site
officiel : très classe.
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| Gone in Sixty Seconds (60 secondes chrono) |
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Bon...
si vous avez vu la bande-annonce, vous savez déjà
que ça parle de voitures. De grosses et belles balognes
qui vont vite, et de voleurs de voitures qui ne sont pas vraiment
méchant après tout, oh et aussi de la super
musique... et qu'il y a Nick Cage et Angelina Jolie dedans.
Ce qui devrait justifier l'achat du billet de ciné
- achat qui, au fait, vous prendra plus de temps qu'ils ne
leur en faudra pour voler... votre... voiture.
Alors soyons francs : on ne va pas voir une production Bruckenheimer
pour les dialogues profonds et l'intrigue kafkaienne. Comme
pour Rock, ou Armagedon, tout ce qu'on veut, c'est des acteurs
célèbres (et si vous avez un peu de bol, ils
seront même bons), des supers images, de l'action, toujours
de l'action, des cascades, et du fun, encore du fun. Alors,
si c'est pour toutes ces raisons que vous voulez voir celui-ci,
vous ne serez pas déçu, parce que c'est fun.
Et comme je le disais, vous aurez même Nicholas Cage
et Angelina Jolie en prime.
Cage
joue le rôle d'un ancien voleur de voitures (un très
bon voleur de voitures) qui se voit obligé, après
six années de retraite, de reprendre son ancienne profession
pour sauver son jeune frère des griffes du méchant
de service (qui est bien sûr anglais, encore que, pour
une fois, c'est un Anglais du Nord, pas un Anglais chic).
Memphis (Cage) a donc 3 jours pour voler 50 voitures triées
sur le volet ou son frangin (joué par le frère
de Phoebe dans Friends, d'ailleurs) y passe... alors il rassemble
une équipe d'experts (parmi lesquels Jolie et Robert
Duvall) et ils s'en vont voler des voitures, tout en étant
surveillés de près par deux flics à qui
on ne la fait pas et qui conduisent même une super caisse.
Et puis... c'est à peu près tout. Mais c'est
bien fait, c'est marrant, et évite (enfin presque)
les clichés sur l'amour fraternel... et vous aurez
aussi droit à une super poursuite en voiture avec une
Ford Mustang... un film pour les mecs, surtout, mais sympa
quand même.
Site officiel
à cette adresse, avec des conseils pour éviter
de se faire tirer sa caisse. Mais pourquoi t'es allé
acheter une BM aussi ??
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| High Fidelity |
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Rob Gordon (John Cusack), la trentaine bien sonnée,
est un propriétaire d'un petit magasin de disques vinyl,
obsédé de musique et d'amours perdus, et qui
passe le plus clair de son temps à geindre sur ses
ex - dont la dernière en date, Laura, qui vient de
le larguer pour Ian (Tim Robins), un hippy New Age tout à
fait grotesque qui, franchement, énerverait n'importe
qui. Ça n'en a peut-être pas l'air comme ça,
mais High Fidelity est en fait l'un des meilleurs films que
j'ai vus cette année.
Réalisé
par l'Anglais Stephen Frears et adapté d'un roman du
même titre (roman que, je m'empresserais d'avouer, je
n'ai pas lu), High Fidelity est un conte génial de
rejet sentimental et de cool musique alternative, desservi
par tout un groupe de personnages tous plus neurotiques les
uns que les autres. Le film est signé par la même
équipe qui nous avait offert il y a deux ou trois ans
le fabuleux Grosse Pointe Blank, dont John Cusack tenait également
la vedette. Ajoutez à cela sa soeur Joan (et je dois
dire que j'irai voir ces deux-là dans n'importe quel
film, même s'il s'agissait d'un remake tchèque
de Showgirls) et d'excellents acteurs secondaires, depuis
l'ex-copine d'apperance hyper cool mais en fait complètement
bidon (Catherine Zeta-Jones) à ce dingue de Barry (Jack
Black, le bon fils de Mars Attacks!), "l'employé"
de Rob, et vous avez un film génial.
De très bons dialogues (sans parler des excellents
top 5 disséminés dans tout le film), excellent
scénario, monologues géniaux, acteurs fabuleux
(après Grosse Pointe et John Malkovich, Cusack est
en train de devenir mon acteur préféré)...
High Fidelity est un petit bijou. Et Dieu sait que ça
fait du bien, au coeur de l'été, de voir un
film qui ne soit pas une grosse production hollywoodienne
pour ados. Après tout, vous connaissez beaucoup de
gens de moins de vingt ans qui savent qui est Marvin Gaye
??
Site
officiel : plutôt sympa, ça ressemble au
magasin de Rob dans le film... avec les trucs habituels, plus
des sections sympas comme la page des Tops 5... mon préféré:
le top 5 des jobs de rêve de Rob !
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| Frequency |
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Frequency
est l'un de ces films qui ne vous impressionnent pas plus
que ça au ciné, mais que vous reverrez de nombreuses
fois avec plaisir à la télé dans quelques
années. Frequency est un film fantastique, une histoire
de voyage dans le temps, mais un peu différente : ici,
personne ne voyage vraiment dans le temps, à part les
ondes radio. Mais Frequency est également un thriller,
mais là aussi un peu différent, et c'est qui
rend le film intéressant.
Frank Sullivan (Dennis Quaid) est pompier dans Queens à
New York en 1969. Il est un peu casse-cou sur les bords, mais
vit une vie tranquille entouré de sa femme, son fils
John, le base-ball, son boulot et ses copains. Trente ans
plus tard, John Sullivan (Jim Caviezel) est le fils de Frank,
un flic fatigué qui n'a jamais accepté la mort
de son père dans un incendie alors qu'il n'avait que
six ans. Une nuit d'automne, alors qu'une aurore boréale
survole tranquillement la ville, tout comme elle l'avait fait
trente ans plus tôt, John met la main sur la vieille
radio à ondes courtes de son père et se met
à discuter avec un étranger qui, lui aussi,
vit dans Queens.
Comprenant très vite que l'homme auquel il parle n'est
autre que son père, mais trente ans plus tôt,
dans la même maison, John décide d'aider Frank
à contrer les événements qui avaient
causé sa mort à l'époque. Bon, alors,
comme tous ceux qui ont vu au moins un film de voyage dans
le temps le savent très bien, ce genre de choses se
paient en général par la suite. Au moment où
la vie de Frank ne prend pas fin dans cet incendie, l'histoire
des trente dernières années se trouve réécrite,
et la vie de John bouleversée, en un instant. Nous
sommes en 1999, et Frank n'est pas mort dans un incedie en
69, mais les choses ne sont pas parfaites pour autant.
Après un début un peu lent, le film prend alors
un virage sec et se transforme en histoire policière,
dans laquelle John et Frank, pour protéger leur famille,
doivent tenter de résoudre une affaire de meurtres
en série, séparés par trois décennies.
L'histoire n'est pas géniale, mais pour une histoire
de voyage dans le temps, elle est plutôt bien fichue,
et sans faille ; l'intrigue s'accélère après
que Frank soit sorti indemne de l'incendie qui lui avait coûté
la vie. Ensuite, à chaque tournant, le père
doit surmonter un nouvel obstacle, et le fils assiste, impuissant,
aux conséquences de leurs actions combinées.
Et bien sûr, la fin est téléphonée,
et un brin sentimentale, mais le film dans son ensemble est
assez sympa pour faire oublier ce détail.
Site officiel à
cette adresse : joli design avec des trucs marrants comme
la section 'envoyez un message vers le passé'. Un peu
bête, mais marrant.
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| Return To Me |
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OK, autant être franche : ce n'est pas Quand Harry
Rencontre Sally. Ce n'est même pas Nuits Blanches à
Seattle (quoique, certains en seront sans doute soulagés).
Et pourtant, Return To Me n'est pas mal, pour une comédie
romatique, et a au moins 'lavantage d'avoir à son bord
de très bons acteurs (principaux et secondaires).
Bob Rueland (Duchovny - c'est-à-dire Mulder, pour
ceux qui n'auraient pas bien tout suivi !!) est un architecte
de renom - ou un truc dans ce genre, parce qu'il se promène
souvent avec des plans sous le bras et porte un casque de
chantier au boulot - marié à la très
jolie et très intelligente Elizabeth (la britannique
Joeley Richardson que décidemment, on voit partout
ces derniers temps). Une nuit, ils finissent aux urgences,
et Elizabeth meurt rapidement de ses blessures.
Pendant
ce temps-là, Grace Briggs attend toujours une greffe
de coeur, et ne va plus pouvoir attendre très longtemps.
Pas besoin de vous faire un dessin sur ce qui va se passer
ensuite. Tandis que la femme de Bob expire, l'attente prend
fin pour Grace. Quelques temps après, ils se rencontrent
dans le restaurant familial où travaille Grace (un
resto italo-irlandais en plus ! Tellement bizarre qu'on a
l'impression qu'il sort tout droit d'un roman de John Irving),
et tombent amoureux. Bien sûr, Grace ne parle pas à
Bob de sa greffe, ni du fait qu'elle est l'auteur de la lettre
de remerciement qu'il a reçue pour pour le coeur de
sa femme ; ok, ça fait un peu brusque comme ça,
mais en fait, la lettre était plutôt émouvante
et bien tournée.
Parce que voilà : malgré un script moyen et
plutôt larmoyant, qui n'a vraiment rien d'original,
le film est sympa et se laisse regarder. Et pour ça,
je crois qu'on peut remercier les acteurs : Minnie Driver
dans le rôle de Grace, entourée de sa famille
un peu excentrique qui fait un penser aux films de Capra,
et Duchovny, dont l'humour subtil et la douleur sincère
rendent le personnage de Bob très touchant. Sans oublier
la réalisatrice Bonnie Hunt (qui joue également
la meilleure copine, rôle auquel elle est abonnée,
depuis Only You jusqu'à Jerry McGuire - mais bon, elle
le fait très bien, alors de quoi se plaint-on ?), et
d'excellentes performances de la part de Jim Belushi et des
vétérans Carroll O'Connor et Robert Loggia.
L'histoire est prévisible, pratiquement du début
à la fin, et manque parfois cruellement d'originalité
(le meilleur pote de Bob, le véto noir, ou encore les
chansons de Sinatra et Dean Martin), mais le jeu des acteurs,
parfois presque improvisé apporte une bouffée
de fraîcheur au film. Au bout du compte, on a l'impression
de se retrouver à une fête de famille ou une
réunion d'anciens élèves. Ça aurait
pu être pire.
Site officiel à
cette adresse. Casse pas trois pattes à un canard,
mais bon...
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| Saving Grace |
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Grace Trevathan est une femme au foyer vivant dans un tranquille
petit village de pêcheurs, quelque part en Cornouailles,
et qui a consacré sa vie à son mari et à
ses orchidées. Le film débute lorsque Grace,
soudainement veuve, se retrouve seule dans leur magnifique
veille demeure, sa superbe serre pleine d'orchidées,
et face à une montagne de dettes créée
par les investissements mal avisés de son défunt
époux.
Démunie
et pourchassée par les créditeurs, Grace se
désespère, jusqu'à ce que son jeune jardinier
Matthew lui demande de l'aider à sauver les plantes
qu'il fait pousser dans le jardin du vicaire - pour sa consommation
personnelle, et celle de quelques-uns de ses amis. Grace accepte
de l'aider, et ramène une pauvre plante mourante à
la vie dans sa serre. Ce qui lui fait penser que peut-être
ses doigts verts pourraient la sauver de la ruine et lui permettre
de garder sa maison. Bien décidée à sauter
sur cette occasion, Grace convainc alors Matthew (qui se laisse
convaincre très facilement, il faut bien le dire) de
faire de cette idée une opération de grande
envergure.
L'histoire n'est pas sans rappeler l'excellent Waking Ned
dans lequel toute une communauté ignore avec complaisance
la loi et ses principes moraux pour la bonne cause. Ici, pratiquement
tout le village (y compris les personnages les plus inattendus)
connaît l'existence du petit projet de Grace mais fait
comme si de rien n'était et préfère admirer
le spectacle de sa serre qui illumine le ciel tous les soirs.
Bien sûr, Saving Grace n'est pas Train Spotting : en
choisissant le cannabis au lieu du crack, et en faisant de
son héroïne une femme d'âge mûr BCBG,
le réalisateur Nigel Cole s'assure de ne pas trop choquer
le spectateur moyen. Après tout, tout ce qui risque
de vous arriver si vous fumez un joint, c'est que vous allez
vous mettre à glousser bêtement... et puis ce
n'est pas comme si Grace avait le choix - c'est toujours mieux
que de faire un hold-up. Et ça marche plutôt
bien, en fait, surtout grâce au talent de Brenda Blethyn
et à des extraordinaires personnages secondaires qui
sont tour à tour inquiets, amusés ou ignorent
carrément ce qui se passe dans la serre de Grace.
Le film perd un peu de son charme vers la fin lorsque Grace
doit se rendre à Londres pour trouver un dealer et
lui vendre sa récolte; on nous rappelle alors que l'entreprise
de Grace n'est pas seulement illégale, mais dangereuse.
Bien sûr, même le méchant de l'histoire
(campé par Tchéky Karyo) n'est pas si méchant
que ça, et le film se termine dans un nuage de fumé
magique et une fin abrupte et un peu étrange. Je ne
suis pas certaine que tout cela passera bien dans les milieux
les plus conservateurs, mais dans l'ensemble, c'est un film
sympa, bien qu'un peu inégal.
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| Final Destination (Destination finale) |
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Si vous êtes fan des X-Files, le nom de James Wong
ne vous est sans doute pas inconnu. Wong et son comparse Glen
Morgan nous ont en effet offert certains des meilleurs épisodes
de la série, avant de se lancer dans leur propre création
(le bref mais bon Space: Above and Beyond), et de se pencher
également de près sur la seconde saison de l'excellent
Millennium.
Cette
fois-ci, ils passent au grand écran et Wong (qui signe
la réalisation de Final Destination ainsi que son scénario
en collaboration avec Morgan) nous offre un film d'horreur
pour ados pas tout à fait comme les autres et au parfum
très X-Filien.
Ici, pas besoin de vous creuser la cervelle pendant tout
le film pour essayer de deviner qui parmi les personnages
principaux est le tueur fou... parce qu'il n'y en a pas. Ce
qui n'empêche pas le nombre de morts d'être élevé.
L'histoire débute lorsqu'Alex et ses copains de classe
sont sur le point s'envoler vers la France pour un voyage
de fin d'année... mais voilà qu'Alex a des visions
et assiste à l'explosion de l'appareil - dans ce qui
doit être la scène de crash la plus terrifiante
jamais tournée. Après ça, et on ne peut
pas vraiment lui en vouloir, Alex ne veut pas rester à
bord. Il le crie au haut et fort et bientôt, lui et
5 autres personnes du groupe se font jeter de l'avion - quelques
minutes avant que l'appareil n'explose en plein ciel.
A partir de là, rien ne va plus. A tel point qu'Alex
et ses copains commencent à penser que quelqu'un, ou
plutôt quelque chose, n'en a pas encore terminé
avec les survivants du vol 180 qui ont, après tout,
trompé la mort. Et la mort ne l'a pas vraiment bien
pris.
Alors oui, bien sûr, les personnages meurent les uns
après les autres, et on peut plus ou moins deviner
qui va survivre à la fin (ce sont les règles
du jeu après tout... vous n'avez pas vu Scream ou quoi
?), et les acteurs ne jouent pas tous très bien, mais
le scénario est vraiment malin et les scènes
de mort sont très bien fichues. Le film en lui-même
ne fait pas vraiment peur, mais il vous fera sursauter plus
d'une fois et retenir votre souffle tout au long d'une excellente
scène où s'entrecroisent bouilloires, cuisinières,
vodka, et ordinateurs. Tout cela est très morbide,
mais tant que vous ne le prenez pas au sérieux, tout
se passera bien. (Vous pouvez aussi aller faire un tour sur
le site officiel
du film... très morbide lui aussi... il vous donnera
même l'heure exacte de votre mort... charmant.)
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| Gladiator |
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Personne ne fait plus de bons vieux péplums comme
dans le temps. J'ai toujours été une fan inconditionnelle
de Spartacus, Quo Vadis ou Ben-Hur, et je ne pouvais donc
que me réjouir d'assister à la renaissance du
genre. Et Dieu merci, Ridley Scott a fait du bon boulot, et
les 100 millions de dollars de son budget ont été
bien dépensés.
Au
cas où vous vous poseriez la question, Gladiator raconte
l'histoire du général préféré
de Marc Aurèle, le héros de guerre Maximus qui,
après l'assassinat de l'empereur aux mains de son dingue
de fils Commodorus, est condamné à mort. Maximus
s'échappe de justesse (il est plein de ressources et
plutôt bon une épée à la main),
mais finit par être capturé par un marchand d'esclaves
et vendu à Proximo, un ex-gladiateur devenu "agent"
de gladiateurs.
Maximus s'en fout un peu, mais il suffit de lui mettre une
épée dans les mains, et il se sent obligé
de s'en servir... et voilà qu'il se retrouve bientôt
au Colisée, à se battre dans l'arène
devant le nouvel empereur qui trouve que le slogan "du
pain et des jeux" devrait détourner l'attention
du peuple pendant qu'il se débarrasse du sénat.
Mais voilà, Maximus n'est pas du même avis...
Je ne suis pas certaine que l'intrigue politique entourant
le périple de Maximus est historiquement correcte,
mais elle aurait sans doute mérité qu'on s'y
attarde un peu plus. Mais tant pis, parce que le film est
fantastique, avec un vrai méchant bien infâme,
et un vrai héros, admirablement interprété
par Russel Crowe. Mention spéciale également
pour Connie Nielsen, dans le rôle de la soeur de l'empereur,
qui campe un très bon personnage féminin - ce
qui fait en général cruellement défaut
dans ce genre de films. Et bien entendu, mention encore plus
spéciale à Ridley Scott qui met en scène
des scènes de batailles extraordinaires (dans et hors
des arènes) et utlise pour cela une technique qui rappelle
celle dont Steven Spielberg se servait dans Il Faut Sauver
le Soldat Ryan.
Le film en fait parfois - ok, souvent - un peu trop, mais
après tout, c'est un péplum... à quoi
vous attendiez-vous ? Et Ridley Scott a fait de l'excellent
travail. A ne pas manquer. (A voir aussi le site
officiel où vous trouverez des photos sympas.)
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